Le constat est pour le moins troublant. Alors que la deuxième étape de la Coupe du monde de boxe (World Boxing Cup) 2026 se déroule actuellement à Guiyang, en Chine, du 13 au 22 juin, aucun athlète guinéen ne figure officiellement parmi les participants.
Pourtant, des images circulant sur les réseaux sociaux laissent croire que la Guinée prend bel et bien part à cette compétition internationale qui réunit 333 boxeurs issus de 44 pays. Une situation qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion sportive nationale.
Selon le tirage au sort  dont notre rédaction détient une copie, aucun nom d’athlète guinéen n’apparaît sur la liste officielle des engagés. Ces documents contredisent ainsi les informations et les images diffusées ces derniers jours, laissant planer le doute sur la réelle présence de la Guinée à ce rendez-vous mondial.
Organisée par World Boxing, cette importante compétition regroupe dix catégories de poids chez les hommes et dix autres chez les femmes. Or, malgré l’ampleur de l’événement, aucun représentant guinéen n’est répertorié parmi les participants.
Face à cette participation qualifiée par certains d’« invisible » ou de « fantôme », plusieurs questions agitent aujourd’hui la famille de la boxe guinéenne :
● Qui cherche à tromper l’opinion publique au XXIᵉ siècle ?
● Pourquoi aucun athlète guinéen ne figure-t-il sur les listes officielles consultées par notre rédaction ?
● Comment expliquer le décalage entre les images diffusées et les documents officiels de la compétition ?
● Plus encore, qui a autorisé ce déplacement en Chine si les boxeurs guinéens ne sont pas officiellement engagés dans le tournoi, pendant que les autres nations disputent effectivement les combats sous le regard du monde entier ?
Cette affaire soulève également la question de la responsabilité des différents acteurs.
● L’État guinéen, à travers le ministère en charge des Sports, peut-il cautionner une telle situation susceptible de ternir davantage l’image de la boxe nationale ?
 ● Les responsabilités seront-elles situées afin qu’un tel épisode ne se reproduise plus ?
Ces interrogations interviennent dans un contexte déjà marqué par les turbulences institutionnelles et les crises internes qui secouent la Fédération guinéenne de boxe. Les prochains jours permettront sans doute d’apporter des réponses à ces nombreuses zones d’ombre.