À deux jours du coup d’envoi du Championnat d’Afrique de Karaté de la Région 1, que la Guinée a l’honneur d’abriter, une situation suscite l’inquiétude au sein du mouvement sportif.
Les athlètes guinéens, filles et garçons, appelés à défendre les couleurs nationales lors de cette compétition, seraient toujours privés d’un hébergement approprié. Depuis plusieurs jours, ils dorment au Dojo national, dans des conditions difficiles, notamment exposés aux moustiques, qui ne favorisent ni leur récupération physique ni leur concentration.
Pendant ce temps, les délégations des autres pays participants sont logées dans des hôtels en Guinée.
Une situation qui pose une question essentielle : comment exiger des performances et des médailles de nos athlètes si les conditions minimales de préparation et de récupération ne leur sont pas garanties ?
Alors que les sportifs guinéens sont souvent confrontés à des difficultés lorsqu’ils représentent le pays à l’extérieur, les voir rencontrer des conditions similaires sur leur propre territoire apparaît d’autant plus préoccupant.
Plus préoccupant encore, depuis l’acceptation de la demande d’organisation de cette compétition par le ministère des Sports, aucune véritable réunion de coordination entre le département et la Fédération Guinéenne de Karaté n’aurait permis, à ce stade, de régler efficacement les questions liées à l’accueil, à l’organisation et à la prise en charge des athlètes guinéens.
Il ne s’agit pas ici de polémiquer, mais de rappeler une exigence de responsabilité et de respect envers les sportifs appelés à défendre les couleurs nationales.
La Guinée accueille l’Afrique. Elle doit aussi être capable d’offrir à ses propres champions les conditions dignes de leur statut.
On veut des résultats ? Il faut d’abord donner aux athlètes les moyens de les obtenir.



