La rentrée sportive de septembre 2026 pourrait prendre une dimension particulière pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé. Si le Syli national est contraint de disputer ses prochaines rencontres à domicile hors de Conakry, faute de stade homologué, cette situation constituerait un sérieux revers dans la gestion du département depuis son arrivée aux commandes.
Nommé à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports en février 2026, Mamadou Cellou Baldé avait hérité d’un dossier majeur : celui de la rénovation et de la mise aux normes des principales infrastructures sportives du pays, notamment les stades Général Lansana Conté de Nongo et du 28 Septembre.
À quelques mois des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, la question de l’homologation des principaux temples sportifs guinéens reste au centre des préoccupations. Le retour du Syli national devant son public représente un enjeu sportif, mais aussi une exigence populaire dans un pays où l’équipe nationale demeure un puissant symbole d’unité.
Un dossier qui engage la crédibilité du département de la Jeunesse et des sports
Depuis sa prise de fonction, le ministre a multiplié les visites de terrain et assuré suivre de près l’évolution des travaux. Les autorités sportives ont affiché leur volonté de répondre aux exigences de la Confédération africaine de football (CAF) afin de permettre à la Guinée d’accueillir ses matchs internationaux à domicile.
Mais dans l’opinion sportive, l’objectif est clair : voir le Syli national retrouver Conakry dès septembre. Une absence prolongée du public guinéen pourrait être perçue comme un échec dans la gestion d’un dossier prioritaire, surtout après les attentes placées dans la nouvelle équipe dirigeante du ministère de la jeunesse et des sports .
Le temps des résultats approche
Pour Mamadou Cellou Baldé, l’heure n’est plus seulement aux annonces ou aux engagements. Le football guinéen attend désormais des résultats concrets. L’homologation d’un stade capable d’accueillir le Syli national est devenue une urgence nationale, au même titre que la préparation des clubs engagés dans les compétitions africaines.
Une éventuelle délocalisation des matchs de septembre 2026 ne remettrait pas uniquement en cause l’état des infrastructures sportives ; elle poserait également la question de l’efficacité des actions entreprises depuis plusieurs mois par le département en charge des Sports.
À l’inverse, une homologation réussie et le retour du Syli à Conakry permettraient au ministre Mamadou Cellou Baldé de franchir un cap important et de marquer positivement son passage à la tête du sport guinéen.
En septembre 2026, le stade sera donc plus qu’une simple enceinte sportive : il sera le premier véritable baromètre de la capacité de Mamadou Cellou Baldé à transformer les promesses en réalisations. Les prochains jours nous édifieront…
Par Marif Youla



