Censée reprendre le 24 mars, la Ligue 1 féminine de Guinée est toujours à l’arrêt, la faute principalement à une bataille en coulisses entre le président de la Fédération guinéenne de football, Sory Doumbouya, et le vice-président Mamadou Barry, en charge du football féminin, et des justificatifs financiers manquants.
Depuis la fin de la première phase mi-février, le football féminin guinéen est à l’arrêt. Pourtant, une correspondance officielle envoyée aux clubs le 26 février assurait le retour du championnat le 24 mars. Une invitation préparatoire à une réunion de concertation le 13 mars au matin fut même envoyée à chaque équipe.
Malgré cela, la Ligue 1 n’a toujours pas repris lors de cette première semaine d’avril sans qu’aucune explication officielle n’ait été donnée à quiconque. Un silence qui bouleverse la vie des formation, des joueuses mais interroge aussi sur la pérennité de la compétition.
Doumbouya a demandé des justificatifs financiers
Parent pauvre du football guinéen n’ayant jamais bénéficié de la totalité des subventions accordées à la FIFA à son développement, la catégorie féminine espérait enfin un meilleur traitement à l’aube de la saison 2025/2026.
Vice-président de la fédération en charge de la discipline, Mamadou Barry s’enorgueillissait d’un budget en hausse géré par le bureau de la Ligue guinéenne de football féminin présidé par l’une de ses proches, Fatoumata Binta Berete.
Or, cette dernière, ainsi que les deux autres membres du bureau nommés par la fédération, n’ont pas transmis au président de la FGF, Sory Doumbouya, les justificatifs financiers demandés.
Un manque de transparence qui interroge quant à l’utilisation des fonds d’un championnat où les clubs tentent de survivre avec de faibles subventions dépassant à peine une poignée de milliers d’euros sur l’année.
Rivalité pour la présidence
Si les démarches de Doumbouya sont logiques, elles ne sont cependant pas dénuées d’intérêt personnel.
Visé par une plainte transmise à la Commission d’éthique de la fédération et de la FIFA pour « abus de pouvoir » suite à la divulgation d’un audio compromettant où il promit à un joueur une place en équipe nationale s’il signait dans son club (Milo FC), son pouvoir au sein de son propre Comité exécutif vacille depuis des mois.
Isolé, Doumbouya s’accroche toujours à son poste malgré les envies de plusieurs dirigeants de le détrôner, dont Mamadou Barry qu’il soupçonne de fomenter une opération dans son dos pour parvenir à ses fins.
Déjà très actif au moment de l’éviction de l’ancien président Bouba Sampil, ce dernier voit dans cette affaire du football féminin un « retour de bâton » pour entraver ses plans et jeter le discrédit sur sa réputation et celle de ses proches à la tête d’une Ligue féminine qui n’a visiblement pas comme priorité les intérêts de ses équipes et joueuses.
Sportnewsafrica.com



